Archives Mensuelles: novembre 2012

Etudier en angleterre

Je suis plus proche de mes trente ans que de la vingtaine mais si j’avais eu plus tôt le goût de l’apprentissage de l’anglais  je serai venu faire mes études au royaume uni ou grande bretagne.

 

La plus évidente des raisons, et celle qui pousse la grande majorité  à s’expatrier pour les études  l’anglais.

La nécessité de l’anglais dans le monde du travail aujourd’hui n’est plus à démontrer, aussi je vous épargnerais le discours que nous avons tous entendu cent fois : oui, être bon est un énorme plus, même si on se destine à travailler en France, du moment que l’emploi visé requiert un tant soit peu la maîtrise de l’anglais. Mais j’ajouterais ceci : contrairement à ce qu’un conseiller visiblement peu avisé du CIO m’avait affirmé alors que j’étais en terminale : non, vous n’apprendrez pas ‘aussi bien’ l’anglais en restant en France qu’en partant en Angleterre. Ça me semble évident, mais visiblement ça ne doit pas l’être pour tout le monde, comme pour ce soi-disant ‘conseiller’ qui ne faisait que me répéter que la meilleur chose à faire pour apprendre l’anglais était de faire LEA à l’université du coin (ce que je ne dénigre pas, mais ça n’a jamais été mon projet…)

Devenir bilingue sans effort ou presque (enfin…) tout en apprenant autre chose ? C’est formidable : on en tire deux fois plus d’avantages, et je ne saurais vous recommander assez ce choix. De plus, le choix des sujets étudiés à l’université là-bas est beaucoup plus flexible. Vous êtes intéressé par les langues mais vous n’avez pas envie de vous coltiner les heures de compta et d’économie de la LEA française ? Je sais que moi je n’en avais pas envie du tout… L’avantage d’une licence en Angleterre est qu’on peut choisir très précisément ce que l’on veut étudier.

 

D’autre part, il y a aussi le fait indéniable que partir de son pays n’est en rien une chose ‘facile’, et quand les autres sont tout chamboulés d’avoir quitté la maison de papa-maman, les expatriés doivent eux en plus gérer la vie dans un nouveau pays, avec une nouvelle culture, de nouvelle habitudes, et le tout dans une autre langue. Alors oui, partir seul valise sous le bras à 18 ans, ça fait mûrir, d’un coup. Mais il faut le voir comme une aventure excitante et une opportunité en or : c’est à cet âge qu’on a la possibilité de partir sur ‘un coup de tête’, pas dans 10 ans, marié avec un enfant… Pensez-y!

 

Les employeurs sont évidemment conscients de tout cela, et s’imaginer l’effet que la mention d’un cursus complet à l’étranger fait sur un CV n’est pas bien difficile. Même si on ne se destine pas aux langues, le fait d’être parti seul révèle évidemment une capacité à prendre les choses en main et des qualités de d’organisation remarquables, il va sans dire.

 

Alors pourquoi partir seul ? Pourquoi, diront certains, ne pas se contenter d’une année ‘Erasmus’ qui ferait tout aussi bien l’affaire ? Hé bien, répondrais-je, pour toutes les raisons que je viens de citer ! Si vous partez pour la langue, laissez-moi vous dire qu’un an (ou plutôt 10 mois) ne seront pas assez. Oui, après 10 mois on se débrouille ‘bien’ mais ça s’arrête là, ça n’est pas comparable avec une licence entière passée dans le pays (ce qui est logique). J’ai remarqué que parfois certaines personnes avaient tendance à penser qu’après un an passé en immersion on en ressortait bilingue, ce qui n’est pas mon avis (ou alors nous n’avons peut-être pas la même définition de ce que constitue le bilinguisme). De plus – et j’y reviendrais plus tard dans ce blog –, le fait de partir en tant qu’étudiant Erasmus encourage parfois à rester avec un groupe d’étudiants ‘internationaux’ au mieux, ou tout simplement français au pire… Je l’ai constaté à de nombreuses reprises. Pas forcement idéal… Cela est probablement dû au fait que les autres étudiants locaux ont déjà leurs groupes d’amis, et que s’introduire en cours de route dans un groupe et juste pour un an n’est pas forcement évident, ce qui n’est pas le cas si l’on part dès sa première année. 😉

 

À cela j’ajouterais que partir en Erasmus ou autre voyage universitaire reste possible ! C’est par exemple mon cas, je passerais ma troisième année à l’étranger, dans le cadre de mes études : les étudiants anglais eux aussi font ce genre de voyages pour leur licence. Alors pourquoi ne pas combiner cursus à l’étranger et année Erasmus ?

 

Voilà, j’espère que vous a convaincu une fois pour toutes de partir si besoin de vous convaincre il y avait ! Ignorez les incrédules qui vont regarderont les yeux ronds ou les défaitistes qui vous affirmeront que vous n’y arriverez pas pour raison X ou Y, et foncez ! Il n’y a pas meilleur juge que vous-même pour décider de votre avenir.